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Zombeavers : ce nanar qu’on aime tant

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Oubliez les requins tueurs qui attaquent dans des tornades, les stars de cette année sont beaucoup plus poilues. Avec « Zombeavers », les castors prennent le pouvoir en cette fin d’année…

Si la série des « Shark Attack » produite par Asylum s’est déjà élevée au rang de nanars cultes, ces petites pépites de folie numérique ont du souci à se faire avec l’arrivée de « Zombeavers » sur les écrans. Plus de moyens, plus d’humour, plus de n’importe quoi…THE nanar de 2014 s’impose déjà comme un incontournable du genre.

© Splendid Film

Nanar vous avez dit nanar ?

Mais qu’est-ce qu’un nanar ? A la différence d’un « navet » qui est un film disons « normal », destiné à sortir au cinéma et qui au final s’avère très mauvais car décevant, le nanar est son opposé. En général, un bon nanar sort directement en dvd, quand il sort en dvd…  En général (bis) le nanar a un scénario plus qu’absurde, des acteurs qui en rajoutent des tonnes et si possible quelques jolies jeunes filles un peu dénudées. Mieux, le nanar sait qu’il est mauvais, il est même conçu autour de cette idée. Résultat : plus c’est mal fait, meilleur c’est. Vous savez ce que vous allez voir, et vous n’attendez qu’une chose : que ce soit pire que prévu.

C’est ce qui fait la notoriété de « Zombeavers », et de « Sharknado » avant lui. Un nanar, des réseaux sociaux, le buzz et le tour est joué. Car c’est toujours le public qui décide au final si un film devient culte ou non. Et à en croire les milliers de tweets, d’articles et de commentaires conquis par ces castors tueurs, « Zombeavers » a mis la barre très très haute.

L’ère des castors-zombies

Mais au-delà du nanar, « Zombeavers » est avant tout une comédie d’horreur. Les responsables de cette folie ? Les producteurs des films d’horreur « Cabin Fever », « The ring » mais aussi de la comédie culte « American Pie ». Quoi de plus logique alors de faire un mélange de ces deux genres pour parler d’une attaque de castor zombies…

Mais là où « Zombeavers » tire son épingle du jeu, c’est par son second degré omniprésent. Reprenant tous les codes des films gores et horrifiques, les castors zombies tournent l’ensemble en ridicule pour au final nous surprendre jusqu’à son générique final. Et si le scénario se résume à « Trois jeunes filles partent en weekend et se font attaquer par des castors zombies », les dialogues eux, sont plus que savoureux. Juste assez « trash » pour rappeler un « American Pie » qui ne faisait pas dans la finesse, l’ensemble tourne forcément autour du sexe adolescent.

©Splendid Film

Le reste du potentiel comique du film se fait dans les situations en elles-mêmes. D’une attaque dans l’eau qui parodie « Les dents de la mer », à une bataille ridicule dans la maison qui se solde par des dialogues dignes d’un slasher movie « Ne nous séparons pas, c’est exactement ce que les castors veulent », « Zombeavers » est en plus de tout cela extrêmement mal fait comme on l’aime.

En guise de castor, vous avez plutôt des marionnettes animées, et les plus fausses et laides possibles s’il vous plait. Parfois avec une lampe sur la tête, parfois coupés en deux ou encore aussi habiles que MacGyver pour couper des fils électriques, ces castors semblent pouvoir tout faire sans être tués. Forcément, cela laisse libre court à l’imagination scénaristique et l’espace nécessaire à du grand n’importe quoi.

Et c’est le cas. Jusqu’à la dernière scène, de façon surprenante, il est impossible de prévoir la prochaine scène de ce « Zombeavers ». Le plaisir n’est que décuplé face à cette comédie qui brise encore une fois tous les codes possibles pour mieux les réinventer. Jusqu’à la dernière minute de son générique final, le film ne se prend pas au sérieux et déclenche l’hilarité. Pourtant, les amateurs de gores seront également servis, car contrairement à des nanars comme « Sharknado », il n’y a pas de sang numérique dans ce « Zombeavers » ! Des zombies, des morts douloureuses, et des litres de faux sang bien rouge et l’affaire est dans le sac.

Un mythe est né, si bien que le film pourrait peut-être bien avoir une date de sortie (au moins en dvd) en France… Et on ne demande que ça !

Bande annonce

@AnaBerno

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