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The Last Sharknado : le réalisateur finit la saga en beauté

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Dans les phénomènes culturels récents dont vous avez forcément entendu parler sans pour autant les avoir vus, il y a fort à parier que sur votre liste, il y a Sharknado. Succès mondial du premier opus en 2013 oblige, la team gagnante du studio Asylum a remis ça… 4 fois ! Et la 5ème suite (donc Sharknado 6, si vous suivez bien) est enfin arrivée, devant une foule de fans en délire toujours plus curieux de voir jusqu’où le curseur du n’importe quoi a été poussé cette fois ! La réponse est : « Loin. Très, très loin ! ». Aussi loin que possible en fait, puisque, comme le titre l’indique The Last Sharknado sera le dernier. Alors, autant y aller à fond !

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© The Asylum tous droits réservés

Synopsis : Après avoir perdu tout ce qui lui était cher, Fin se retrouve à errer seul sur Terre. Mais il va découvrir qu’en utilisant la tempête de requins comme portail, il peut voyager dans le temps. Il sera obligé de faire un périple temporel pour arrêter le premier Sharknado à l’origine de tout les autres et sauver sa famille.

Sharkna quoi ?

Non, ne partez pas tout de suite ! On vous voit vriller de l’œil donc on va résumer la situation : Fin Sheppard, c’est le type qui n’a pas de chance. Où qu’il aille se déchaînent des tornades chargées de requins (oui, un sharknado donc) et forcément le gars devient un peu expert de comment les combattre. La constante de ces films ? Un budget de 3,50€, des ex-stars en manque d’emploi et surtout des effets spéciaux numériques calamiteux, hilarants tant ils sont affreux, au service de scénarios improbables. Vous l’aurez compris : les Sharknado se regardent pour de rire, avec des amis et un bon verre devant ces films volontairement ridicules.

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© The Asylum tous droits réservés

It’s about time !


À force d’aller toujours plus loin, suite oblige, les scénaristes ont fini Sharknado 5 avec Dolph Lundgren qui arrivait du futur en DeLorean pour sauver le monde (on vous a prévenu, c’est du lourd). Du coup, ce 6ème et dernier opus sera centré sur les voyages temporels de ce pauvre Fin laissé parmi les dinosaures regagnant le présent en traversant les époques. L’occasion pour nos scénaristes – sans doutes très alcoolisés – de jeter toutes leurs références de Retour vers le Futur dans un énorme gloubi-boulga allant des chevaliers jusqu’aux cyborgs en passant par la Seconde Guerre mondiale ou les années 60. Bizarrement, c’est donc le scénario le plus « ambitieux » de la saga, qui se cantonnait jusque-là à changer les tornades d‘endroits sur la planète (ou dans l’espace…). En revanche, avec une telle ambition mais un budget inchangé, le résultat est d’une violence insoupçonnée pour les yeux !

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© The Asylum tous droits réservés


Un réalisateur de légende !

Aux manettes de cet ultime volet : Anthony C. Ferrante, soit le scénariste et réalisateur de tous les films de la saga. On ne vous cache pas qu’on suspecte un sacré grain au cerveau, mais on ne peut que saluer une telle imagination ! Fidèle à ses habitudes, sa réalisation très approximative est totalement volontaire. On saluera donc les 5 figurants qui tournent entre les époques, les 7 accessoires répartis méthodiquement pour occuper l’espace, les faux raccords, les fonds verts visibles et les clins d’œil aux spectateurs sous forme de punchlines tellement tirées par les cheveux que ça frise le génie. Mention spéciale au morceau de bravoure final où le temps se détraque… On n’a de mémoire d’homme jamais vu porté à l’écran de manière aussi fidèle l’inconscient d’un névropathe !

Asylum Actors Studio

Le dernier ingrédient indispensable à un bon Sharknado, et par extension n’importe quelle production Asylum, c’est un casting de has been qui sur-jouent. Ici, c’est un festival. Étant donné que c’est censé être le bouquet final, ils sont tous à bloc ! Astuce temporelle aidant, même ceux morts dans les films précédents reviennent ! Notre Ian Ziering de Beverly Hills étant le héros, il va même retrouver Donna (Tori Spelling). La crème de la crème qui s’époumone devant des requins numériques, ça vaut le coup d’œil !

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© The Asylum tous droits réservés

Ne tergiversons pas, The Last Sharknado est violent pour le cerveau et les yeux, et c’est une expérience qui ne vous laissera pas intact. En revanche, bien entouré et vu au 1000ème degré, on tient le Avengers du nanar Asylum. Un sommet de gros n’importe quoi prouvant encore une fois qu’Asylum sait pertinemment que son public n’attend rien d’autre que du gros nanar, et qui le fait avec une générosité qui n’a d’égal que son manque de moyens ! Rendez-vous sur Syfy le 23 août !

Par @ChroniquesCanap

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