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Le top 5 des films de Guillermo del Toro

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Quand on est cinéphile, un nouveau Guillermo del Toro, c’est un peu comme un Spielberg. La question ne se pose pas : Il faut le voir. Moitié geek assumé (Hellboy 1 et 2, Blade 2, Pacific Rim), moitié poète macabre (Cronos, L’Échine du Diable, Le Labyrinthe de Pan, Crimson Peak), La Forme de l’eau appartient clairement à cette seconde catégorie. À cette nuance près que cet adorateur des créatures étranges voit l’une d’entre elles primée dans tous les festivals du monde. Il est donc temps de faire un petit top 5 des films de ce réalisateur de génie !

  1. Le Labyrinthe de Pan (2006)

Bouleversant, farouchement poétique, visuellement irrésistible, ce film est incontestablement le joyau de Del Toro. Le maestro y utilise l’Espagne fasciste de 1944 comme cadre pour planter son compte historico-fantastique, où une jeune fille échappe à son beau-père cruel pour rejoindre un monde surnaturel où elle est une princesse réincarnée. Fidèle à sa thématique récurrente de l’enfance malmenée par des adultes qui sont en fait les vrais monstres, Le Labyrinthe de Pan balance entre cauchemar de la guerre et pure innocence en quête d’évasion. Vous n’êtes pas prêts d’arrêter d’aimer les créatures qui peuplent ce film magique et terrible à la fois.

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© Wild Bunch Distribution tous droit réservés

  1. L’Échine du Diable (2001)

Nous sommes 5 ans avant Le Labyrinthe de Pan mais tout est déjà là. La guerre civile espagnole, des adultes oppressants et tortionnaires et au milieu, un enfant confronté au surnaturel. Moins féérique que Le Labyrinthe de Pan, L’Échine du Diable est un film purement fantastique avec son établissement hanté par un enfant qui réclame justice. Bien entendu il y a l’autre spectre, celui de la guerre. Avec maturité, Del Toro parle de l’impact de cette dernière sur les populations, sur les enfants et livre une métaphore sombre, mais brillamment poétique, sur les ravages d’un conflit sur les hommes.

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© Mars Distribution tous droit réservés

  1. Crimson Peak (2015)

Flamboyant et gothique, cette pépite noire est sans doute le meilleur hommage existant à ce jour aux classiques de la Hammer. Ponctué d’images baroques et sublimes, ce film retrouve la thématique des fantômes en quête de justice de L’Échine du Diable. Del Toro y mêle autant les figures imposées du genre (manoir lugubre, riches héritiers au passé trouble) à ses propres thématiques (les traumas de l’enfance et les monstres qui n’en sont pas). Rien que d’écrire ces lignes, on a envie de retourner se perdre dans ce manoir si magnifiquement envoûtant !

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© Universal Pictures International France tous droit réservés

  1. La Forme de l’eau (2018)

Trois ans après avoir revisité le gothique de la Hammer, Del Toro s’approprie comme personne le mythe de la Belle et la Bête en le mêlant avec une touche d’Universal Monsters, tendance L’Étrange Créature du lac noir... La rencontre entre deux solitudes, cette modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret et cette créature amphibie, est aussi improbable que touchante. Fidèle à lui même, le réalisateur dépeint les hommes comme étant les vrais monstres et ses marginaux comme des merveilleux rêveurs incompris. On est entre Jeunet et Burton. On est chez Del Toro. Et on y est si bien !

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© Twentieth Century Fox France tous droit réservés

  1. Hellboy 2 (2008)

Même s’il garde le côté humoristique décalé du premier film, Del Toro creuse ici ses personnages pour leur donner plus d’épaisseur. En fait, avec Batman : Le Défi de Burton (oui, encore), voici le film de super héros le plus touchant existant à ce jour. Avec son méchant tragiquement shakespearien, le réalisateur met en place la mythologie poignante d’un royaume de créatures menacées d’extinction et luttant pour leur survie. Oui, vous l’avez deviné, les hommes sont ici encore les vrais méchants. Et Guillermo, lui, touche au génie réussissant à mêler scène de blockbuster américain à une poésie proche de celle de Miyazaki.

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© Universal Pictures International France tous droit réservés

Bon, vous l’aurez compris, Guillermo c’est notre poto ! Tant de talent, de délicatesse et de maitrise du cinéma de genre en un seul homme… C’est rare ! Inutile donc de vous dire de foncer voir La Forme de l’eau, au cinéma depuis le 21 février !

Par @ChroniquesCanap

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