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Le mois du court-métrage

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Alors que février s’annonce comme le mois des grandes cérémonies de longs métrages, Oscars et César en fer de lance, les courts métrages ont aussi la part belle. Le Festival de Clermont-Ferrand, plus gros événement international pour les films de moins d’une heure, vient de refermer ses portes. Dans le même temps, le Mobile Film Festival dévoilera son Palmarès lors d’une grande soirée le 28 février 2017. Petit focus sur ces petites pépites du cinéma.

Le palmarès Clermont-Ferrand inspiré des problématiques actuelles

Dekalb Elementary photo 1

© Van Dyk Reed

Le Festival de Clermont-Ferrand est un melting-pot de talents. On y trouve les grands cinéastes de demain mais également un laboratoire d’idées originales qui sont des expérimentations pour trouver des nouveaux courants au cinéma.

Cette année, le Palmarès de l’évènement est particulièrement marqué des thématiques d’actualité. A l’image du Grand Prix de la Compétition Internationale, Dekalb Elementary de Reed Van Dyk, qui suit pas à pas une prise d’otage dans une administration par un homme armé. De même, le Prix spécial du Jury de cette même compétition, Home de Daniel Mulloy, raconte le destin d’une famille anglaise qui se met dans la peau de réfugiés kosovars.

Hasard ou acte militant, le Prix Canal+ de la compétition nationale est attribuée au film Les Misérables de Ladj Ly qui traite de violences policières dans une cité. Il obtient la récompense ex-aequo avec La République des enchanteurs de Fanny Liattard et Jérémy Trouilh.

Como Yo Te Amo photo 2

© The Kitchen Coorp.

Les Festivaliers de la région Auvergne-Rhône Alpes ont eu quant à eux envie de rire en remettant le Prix du public de la compétition internationale à Como Yo Te Amo de Fernando García-Ruiz Rubio, également élu Prix du rire. Le film raconte les péripéties d’un jeune braqueur qui tombe amoureux de la policière en charge de son interpellation. Il va tout faire pour la revoir, jusqu’à commettre de nouveaux délits.

Du côté de la compétition Labo, réservée aux courts métrages expérimentaux, c’est Green Screen Gringo de Douwe Dijkstra qui obtient le Grand Prix en faisant un portrait, sur fond vert, d’un Brésil moderne.

Univers futuriste pour Panthéon Discount

panthéon discount photo 3

© Takami Productions

Du côté français, il ne faut pas oublier le sacre du futuriste Panthéon Discount de Stéphan Castang, à la fois Prix du public et Prix des étudiants. A la façon de la série Black Mirror, l’histoire se situe en 2050. La médecine est remplacée par une machine qui diagnostique et soigne les patients. Les docteurs sont de simples conseillers financiers qui proposent des assurances ou des solutions alternatives pour vivre en bonne santé.

On ne perd pas l’appétence pour les films sociaux à la française dans ce Festival puisque le Grand Prix de la compétition nationale revient à Le Film de l’Eté d’Emmanuel Marre, road trip d’un homme retenu par un enfant.

Films d’une minute pour le Mobile Film Festival

Si les films de Clermont-Ferrand durent en moyenne une quinzaine de minutes, c’est en moins d’une minute et avec un mobile en guise de caméra que la sélection du Mobile Film Festival a dû surprendre. Parmi les nombreux prix attribués, il y a notamment le Prix des Blogueurs pour lequel nous avons voté. Dans nos favoris, vous trouverez L’Ascenseur de Nicolas Hek sur une jeune femme dans un ascenseur que tout le monde scrute. Un film drôle et percutant.

Pour soutenir votre favori, vous avez jusqu’au 21 février prochain pour voter. A vous de jouer !

Par @Antoine_Corte

antoine_corte