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La Planète des singes : Suprématie ou LE blockbuster à voir cet été

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Le 2 août sortira le dernier volet d’un triptyque qui n’a fait que s’améliorer au fil des films : La Planète des singes. Je tente de vous expliquer pourquoi c’est bien LE film que vous devriez foncer voir cet été en quelques mots…

Synopsis : Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

© Twentieth Century Fox France

Une trilogie en forme de prequel à succès

Je sais. On en a marre des suites, remakes, reboots, prequels et autres sagas qui n’ont pas l’air de se réinventer. Alors quand il y a quelques années on m’a annoncé cette trilogie prequel à La Planète des singes, film déjà plusieurs fois revisité de façon plus ou moins efficace, je n’étais pas des plus emballés…

Puis La Planète des singes : Les Origines est sorti en 2011 et je dois avouer que j’ai beaucoup accroché à cette histoire touchante, notamment grâce au personnage central de César, terriblement humain. Il faut dire que derrière César se cache en réalité Andy Serkis, dont la performance de Gollum restera gravée dans l’histoire du cinéma. En 2014, Matt Reeves prend la relève et sort son La Planète des singe : L’Affrontement. Matt Reeves, c’est le papa de Cloverfield. Il a donc apporté à la franchise ce qu’il savait faire de mieux : du mouvement et des frissons. César devient de plus en plus impressionnant, la grande bataille approche, les singes commencent à prendre le pas sur l’homme dans un futur peu rassurant… Ce deuxième volet est déjà bien plus réussi et travaillé que le premier !

Restait l’histoire complète de César à raconter pour faire le lien avec l’histoire de la planète des singes que l’on connaît tous. Et c’est de nouveau Matt Reeves qui est à la barre de cette Suprématie qui porte très très bien son nom… Sans en dévoiler trop sur l’intrigue et les différents rebondissements, ce 3ème volet est l’apogée d’un conflit qui dure depuis les deux premiers films. La guerre est au centre du film et même si elle concerne des singes mutants et des hommes, il est impossible de ne pas faire un comparatif entre cette guerre imaginée et celles qui ont marqué notre histoire.

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© Twentieth Century Fox France

Un film de guerre… et d’émotions

Dans le film, impossible en effet de ne pas voir les références aux camps de concentration nazis, ou bien aux traumatismes post-guerres comme ceux qu’ont connu les vétérans du Vietnam. Matt Reeves glisse d’ailleurs à plusieurs moments des références à de grands films de guerre type Apocalypse Now (« Ape-ocalypse » est d’ailleurs clairement écrit sur un mur à un moment donné…) ou Full Metal Jacket dans sa folie.

Qui dit conflit, dit ennemi. Et c’est Woody Harrelson qui endosse cette fois-ci le rôle du grand méchant colonel, sans pitié et complètement traumatisé par les conflits générés par cette bataille contre les singes. Ce colonel est on ne peut plus crédible, apportant enfin à César un adversaire à sa taille. Les deux personnages principaux commettent alors chacun des actes de plus en plus déchirants pour gagner ce conflit, presque biblique dans son traitement à l’écran.

© Twentieth Century Fox France

Mais au-delà d’être un très grand film de guerre avec son lot de batailles, de morts et d’action enrobés de grande musique épique, La Planète des singes : Suprématie est le meilleur film de cette trilogie de par son humanité et sa prouesse technique. Le scénario, très bien écrit et sans temps mort durant 2h20, est au service de personnages incroyablement touchants ! Dans ce film où les rôles s’inversent de plus en plus, la plupart des personnages principaux sont des singes, doués de paroles et d’émotions ou en tout cas capables de parler la langue des signes. Ils sont également de plus en plus debout et semblables aux humains…

C’est là qu’il faut saluer la réussite visuelle du film où se succèdent de nombreux gros plans sur le visage de ces singes qui rient, crient ou pleurent avec un réalisme à couper le souffle. On reconnaît d’autant plus le regard d’Andy Serkis derrière César, ce qui ne fait qu’accentuer l’énervement face au fait que cet acteur n’ait pas encore remporté d’Oscar pour des performances comme les siennes. Dans ce 3ème opus, César lui offre un rôle de composition sur-mesure, un premier rôle grandiose et héroïque dont beaucoup d’acteurs rêveraient durant leur carrière.

© Twentieth Century Fox France

La prouesse visuelle n’est cependant pas réservée à César, puisque tous les seconds rôles (de singes) en bénéficient aussi. Au milieu de tout ça, une petite fille muette rajoute une bonne couche d’émotions et de message spirituel. Résultat : j’ai pour ma part retenu mes larmes au moins trois fois devant le film, où l’on oublie que l’on regarde des grands singes se battre mais où on se rappelle que les désirs de vengeance ne peuvent mener qu’au mal être de tout le monde…

Pour le reste des péripéties et des retournements de situation, je vous donne rendez-vous en salles le 2 août prochain pour voir ou revoir ce bijou qui fait date dans l’histoire de saga de films, puisque rares sont les fois où le 3ème volet surpasse clairement les deux autres… Matt Reeves a en attendant annoncé qu’il y aurait d’autres films La Planète des singes et on ne peut qu’espérer qu’il continue à nous raconter d’aussi puissantes histoires !

Par @AnaBerno

AnaBerno Blogueuse