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Comédies musicales, dix classiques inusables

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Au revoir 2016, bonjour 2017 ! L’année cinématographique s’ouvrira sous le signe de la chanson, puisque le très très attendu La La Land de Damien Chazelle avec Emma Stone et Ryan Gosling arrive le 25 janvier. Impatience oblige, on s’est dit que réviser les classiques du genre ne pourrait que nous faire du bien. Allez, en piste !

image 1 Tous droits réservés Warner Bros

© Warner Bros

Le Magicien d’Oz (1939)

Un lion, un homme de fer, un épouvantail, des sorcières, des singes volants… Le Magicien d’Oz avait tout pour devenir avec le temps un sommet de kitsch qui vieillit mal. Sauf que non. Presque 80 ans plus tard, la magie opère toujours, et ce film reste une des quintessences de l’âge d’or d’Hollywood. Une fable intemporelle et magique, aux chansons toujours aussi efficaces, et au charme désuet irrésistible. Le talent de l’inoubliable Judy Garland n’y est évidemment pas pour rien, et lui valut un Oscar spécial de la « meilleure jeune actrice » en 1940. Allez, claquez vos talons en répétant « There’s no place like home » pour arriver « Somewhere over the rainbow » !

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© MGM

Singin’ in the rain (1952)

Il est absolument impossible de trouver quelque chose de mauvais à dire sur ce film. Euphorisant, pétillant, dialogues incisifs et drôles, il est en plus un méta film passionnant sur le passage de l’industrie cinématographique du muet au parlant. Chacune des chorégraphies de Gene Kelly, Donald O’Connor ou Debbie Reynolds est un pur bonheur et donne des fourmis dans les pieds, quant aux chansons telles que « Singin’ in the rain », « Good morning », « Make ‘em laugh », elles sont bien plus que des chansons. Ce sont des symboles. Chantons sous la pluie n’est pas uniquement une des plus grandes comédies musicales jamais réalisées. C’est aussi une comédie quasi cartoonesque extrêmement efficace.

image 3 Tous droits réservés MGM

© MGM

West Side Story (1960)

Roméo et Juliette dans le Bronx des années 60, mais quelle idée de génie ! Transformant une idylle contrariée par une rivalité familiale en rivalité ethnique opposant enfants d’immigrés européens et portoricains, ce succès de Broadway a donné naissance à un chef d’œuvre de la comédie musicale.

 image 4 Tous droits réservés 20th century Fox

© 20th Century Fox

Phantom of the Paradise (1974)

Voilà ce qu’on peut appeler littéralement un film culte. Echec à sa sortie, méprisé par la critique, il gagne grâce à la vidéo son grade de film incontournable des 70’s. Brian de Palma y montre toute sa science de la mise en scène Hitchcockienne et offre non seulement une des meilleures comédies musicales existantes, aidée par les chansons géniales de Paul Williams, mais aussi un manifeste incroyablement violent contre l’industrie du divertissement. Au croisement entre Le Fantôme de l’Opéra et Faust, c’est un des films fantastiques les plus théâtral qui soit. Pour sa noirceur, sa beauté, son humour, sa musique et parce qu’être ému une millième fois par la malédiction qu’est celle de Winslow Leach au son de « Old souls » est une sensation que seul le grand cinéma peut offrir.

image 5 Tous droits réservés 20th century Fox

© 20th Century Fox

The Rocky Horror Picture Show (1975)

Attention : film intouchable, inimitable, insurpassable ! L’hommage loufoque d’un compositeur génial (Richard O’Brien) aux films d’horreurs Universal des années 30 et aux séries B de science-fiction des années 50.  42 ans plus tard, ce film est toujours un ovni, inégalé dans sa dinguerie et son entrain musical. Le Rocky Horror Picture Show, il n’y en a qu’un et si vous ne deviez avoir qu’une seule comédie musicale dans votre vidéothèque, choisissez celle-là les yeux fermés (et les oreilles grandes ouvertes). Come on bitches ! Let’s do the time warp again !

image 6 Tous droits réservés Paramount

© Paramount

Grease (1978)

Grease n’est pas un chef d’œuvre. Effectivement. Mais c’est plus que ça. C’est une petite bulle d’insouciance et de rock n’ roll attitude. Un plaisir toujours intact de retrouver, entre courses de voitures, bal de promo endiablé et soirées au drive in, cette bande de vieux potes qui seront toujours là les uns pour les autres. Flamboyant, électrifiant et charmant, ce portrait des jeunes amours porté par son duo charismatique Travolta/Newton John reste un incontournable du genre. Immortel par son enthousiasme débridé, Grease  c’est tout simplement du bonheur en barre, avec la promesse que les potes c’est pour toujours ! Si vous en doutez, regardez donc vos pieds se mettre à bouger tout seuls, chaque fois que « You’re the one that I want » passe à la radio…  OUH OUH OUUUUH !

image 7 Tous droits réservés MGM

© MGM

Hair (1979)

Un an à peine avant la fin de la décennie Hippie, Milos Forman (Amadeus) adapte la comédie musicale antimilitariste culte de Broadway. Aussi irrévérencieux et drôle que désenchanté et pessimiste, ce film est le symbole d’une jeunesse révoltée contre la bêtise d’une société d’adultes coincés et belliqueux. Ces quelques lignes ne suffiraient pas à rendre justice à des chefs d’œuvres de chanson telles que « Aquarius », « Let the sun shine in »,  « I got life » ou « Manchester England ». Si vous ne connaissez pas encore Claude, Berger, Sheila et leurs potes, n’attendez plus pour laisser entrer le soleil.

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© Universal

Les Blues Brothers (1980)

Basé sur les personnages et le groupe de Rhythm and blues créé pas Dan Aykroyd et John Belushi pour le Saturday Night Live, voilà un film qui peut se regarder des dizaines de fois et en devenir encore meilleur à chaque visionnage. Ridiculisant les nazis, les rednecks, la police, le show biz, Les Blues Brothers est un film de sales gosses. Un film qui emporte tout sur son passage dans une bonne humeur musicale irrévérencieuse contagieuse et imparable. Au milieu d’une B.O. inégalable (« Everybody Needs somebody », « Jailhouse Rock », « Respect ») et des situations insensées, on trouvera pèle mêle Carrie Fisher, Aretha Franklin, James Brown ou encore Ray Charles, venus faire tranquillement le show. Alors, quand en plus il contient les poursuites de voitures les plus hilarantes du monde… On craque, évidemment.

image 9 Tous droits réservés Warner Bros

© Warner Bros

La Petite Boutique des horreurs (1986)

Normalement si on vous dit : Rick Moranis, Bill Murray, John Candy et Steve Martin, on n’a pas besoin d’en dire plus, vous êtes déjà en train de lancer le film.  Formidable hommage parodique à L’Invasion des profanateurs de sépultures,  ce bijou d’humour noir mettant en scène un looser aux prises avec une plante carnivore (qui chante avec la voix des Four Tops), enchaine des morceaux ultra groovy et des moments de pur gospel. Bref, c’est diablement dansant, totalement absurde et on tient ici un digne compagnon du Rocky Horror Picture Show. Un hommage complétement barge au cinéma de genre.

image 10 Tous droits réservés 20th Century Fox

© 20th Century Fox

Moulin Rouge ! (2001)

Psychopathe épileptique pour les uns, génie visionnaire pour les autres, une chose est sûre : Baz Luhrmann et son style si personnel ne peuvent laisser indifférent.  Ne s’interdisant rien, le réalisateur de Roméo + Juliette  fait sauter les conventions et sert une comédie musicale qui brise le 4ème mur, dans une fresque farouchement passionnée, véritable déclaration d’amour au théâtre et à ses artifices. Personnages hyper stéréotypés, couleurs ultra chamarrées, pluie de reprises pop telles que « Smells Like Teen Spirit », « Your song », « Roxanne », sans oublier le désormais culte « Lady Marmalade ».  On ne vous cache pas que le tandem Ewan Mc Gregor/Nicole Kidman fait son petit effet également. YES YOU CAN CANCAN !

Par @ChroniquesCanap

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