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5 perles de la « Amblin Touch »

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Alors que Ready Player One, le nouveau film de Steven Spielberg, vient de débarquer en salles, beaucoup de cinéphiles voient en ce film une sorte de bilan que dresse le cinéaste sur un cinéma qu’il a contribué à fonder. On pourrait définir ce genre par le terme « Amblin Touch ». Qu’est-ce donc ? Réponse en 5 pépites eighties, emblématiques d’un genre né directement de films comme E.T. ou Poltergeist (1982) réalisés ou produits par Spielberg.

War Games (1983 – John Badham)

Un jeune passionné d’informatique un peu trop porté sur le piratage de serveurs se branche un jour sans le savoir sur un ordinateur secret de l’armée américaine. Croyant entamer une partie d’échecs contre un ordinateur, il déclenche en fait le compte à rebours d’une troisième guerre mondiale. Oui, ça craint ! Ce véritable thriller familial s’appuyant sur la fascination pour les progrès informatiques du début des années 80 n’a pas pris une ride. Preuve en est, sa thématique de guerre globale ne tenant qu’à un bouton… Rythmé, drôle, anxiogène, le réalisateur de La fièvre du samedi soir insuffle ici humanisme et suspens, tandis que le très jeune Matthew Broderick apporte sa fraicheur légendaire à ce personnage d’ado dépassé par les événements. Un must !

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© Metro Goldwyn Mayer France

The last Starfighter (1984 – Nick Castle)

Alex, un ado coincé dans un caravaning fauché, est imbattable à la borne d’arcade du jeu « Starfighter ». À tel point qu’un jour, il en bat le record absolu et parvient à « sauver la planète Rylos des vaisseaux ennemis ». Tout ceci ne reste qu’un jeu jusqu’au moment où un alien vient à sa rencontre pour lui dire que l’invasion est réelle et que ce jeu est en fait un test de recrutement pour pilote stellaire… Pas mal, hein ?! Ce film est typique de la fusion d’un E.T. avec un Star Wars mais n’en n’est pas pour autant un sous-produit : drôle, spectaculaire et délicieusement rétro, il a même sa petite référence dans Ready Player One. Le genre typique de film qui donne aux enfants l’envie de jouer aux vaisseaux spatiaux en s’inventant des aventures incroyables.

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© Lorimar Film Entertainment

D.A.R.Y.L. (1985 – Simon Wincer)

Daryl, enfant adopté et heureux, est doué de facultés extraordinaires. Ses qualités passent de moins en moins inaperçues et commencent à attiser la convoitise des militaires et du gouvernement. Des vilains scientifiques, une famille heureuse dans la tourmente, de la technologie informatique… On a tous les ingrédients des films inspirés de l’œuvre de Spielberg. Et en plus, le jeune héros est incarné par Barret Oliver, le jeune Bastien de L’histoire sans fin ! N’y allons pas par quatre chemins : les cyniques hurleront au « gnangnan » mais pour les cinéphiles à l’imagination sans limite et au cœur tendre, D.A.R.Y.L. est un irrésistible classique de la SF 80’s !

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© Paramount Pictures

Le Vol du Navigateur (1986 – Randal Kleiser)

Comment vous parler d’un film dont vous révéler l’intrigue gâcherait parmi les meilleures 20 premières minutes d’un film de SF des années 80 ? L’idée de départ est si géniale que moins vous en saurez, plus vous aimerez ! Sachez juste ceci : un jeune garçon fait une chute dans les bois et à son retour chez lui, tout a changé : de sa maison à sa famille, plus rien n’est comme avant. Pourquoi ? Comment ? Regardez-le pour le savoir ! Bardé de scientifiques, de mystère technologique, d’amour familial et de musique au synthétiseur comme on aime, Le Vol du Navigateur, c’est du E.T. en mode léger et fun. Forcément, c’est produit par Disney. Avec en plus le réalisateur de Grease à la barre, vous êtes entre de bonnes mains !

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© Walt Disney Pictures

Short Circuit (1986 – John Badham)
Robot participant à une expérience scientifique, Numéro 5 développe une intelligence artificielle et des caractéristiques humaines après un court-circuit causé par la foudre. Tel la créature de Frankenstein, il essaie d’échapper à sa condition de robot et s’enfuit tandis que ses créateurs organisent alors sa traque… Et oui, de nouveau ces foutus militaires qui courent après quelque chose qu’ils voient comme une arme plutôt que comme une potentielle vie à respecter. Si ça vous rappelle E.T. ou D.A.R.Y.L., c’est normal ! Toujours surfant sur la fascination pour les progrès de l’informatique de l’époque, le mythe de Frankenstein édulcoré en plus, on embarque dans une aventure improbable, pleine d’humour et d’humanisme. Et puis Steve Guttenberg de Police Academy est là, alors…

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© PSO International tous droits réservés

C’est tout ça la « Amblin touch ». Plonger de jeunes héros dans une aventure qui dépasserait n’importe quel adulte et leur faire parvenir à surmonter les épreuves grâce à leur candeur et leur pureté. Le tout avec des méchants scientifiques/militaires aux trousses ! Comme dans E.T. ou Les Goonies, ça risque de vous dire quelque chose devant Ready Player One… Alors ouvrez votre imagination, sortez le pop-corn et révisez ces classiques au grand cœur ! Voyage garanti !

Par @ChroniquesCanap

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