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Patrick Timsit, star des années 80 et d’aujourd’hui

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Carton populaire en 2012, Stars 80 et ses chanteurs cultes emmenés par le duo de producteurs remettent le couvert ce mercredi, dans une suite survitaminée. L’occasion pour Patrick Timsit de rejouer ce qu’il sait faire de mieux : la comédie.

Une bonhomie caractéristique, un rire et un sourire communicatifs, une voix éraillée reconnaissable parmi mille et une capacité à sortir de ses gonds qui a fait sa légende. Oui, au panthéon de la comédie made in France figure bien Patrick Timsit, qui, en trois décennies de carrière, a marqué de son empreinte le genre avec une tripotée de longs métrages désormais cultes. Les années 80, qui l’ont vu naître professionnellement, Patrick Timsit s’y plonge une nouvelle fois ce mercredi 6 décembre, avec la sortie de la suite de Stars 80, où, avec son fidèle acolyte interprété par Richard Anconina, il devra faire remonter sur scène les plus grands chanteurs de la décennie pour éviter la banqueroute.

Une reconnaissance rapide

Né à Alger en 1959, Patrick Timsit débute sa carrière de comédien dans le théâtre au début des années 80, avec un one-man-show qu’il écrit, Les Femmes et les Enfants à mort. Alors agent immobilier, il quitte son emploi pour se consacrer à la scène ainsi qu’à la télévision où il récite ses sketchs corrosifs. Sa première apparition au cinéma, il l’a fait en 1986, dans le long-métrage Paulette, la pauvre petite milliardaire de Claude Confortès, puis enchaîne de petits rôles jusqu’à l’année 1991, où il se fait remarquer dans la peau d’un SDF dans Une époque formidable…, réalisé par Gérard Jugnot. La reconnaissance du public et de ses pairs ne tardera pas, puisque le comédien est nominé au César du meilleur second rôle en 1992 pour son interprétation de Michou dans La Crise, de Coline Serreau.

La consécration arrive en 1994. Patrick Timsit fait partie de l’aventure Un indien dans la ville, en compagnie de Thierry Lhermitte, Miou-Miou et Arielle Dombasle. Il interprète ici le colérique associé de Lhermitte, tous deux boursiers, voués à régler un professionnel tout en s’occupant à Paris de Mimi-Siku, enfant de 13 ans issu d’une tribu amazonienne.

À la suite de ce grand succès hexagonal, la fin des années 90 est très fructueuse pour l’acteur. Il co-scénarise avec Pierre Palmade la comédie Pédale douce en 1996, dans laquelle il interprète Adrien, rôle qui lui vaut une nomination au César du meilleur acteur. Une nouvelle nomination tombera l’année suivante, pour le film policier Le Cousin d’Alain Corneau, où Patrick Timsit met de côté le temps d’un film ses ressorts comiques. Il reviendra aux bases en 1998 avec Paparazzi, où il devient chasseur de stars aux côtés de Vincent Lindon. L’année suivante, Patrick Timsit réalise son premier film, Quasimodo d’El Paris, adaptation très libre du roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, où il se glisse dans la peau du bossu des temps modernes.

Un retour en 2012

Il enchaîne ensuite avec deux autres réalisations : Quelqu’un de bien, avec José Garcia en 2002, et L’Américain, en 2003. Mais l’échec commercial et critique de ce dernier long-métrage à la réalisation signe la fin des velléités de l’acteur derrière la caméra. Entre temps, Patrick Timsit tourne dans la comédie d’aventure Le Prince du Pacifique, avec Thierry Lhermitte, puis se voit offrir par Richard Berry le rôle principal de son long-métrage L’Art (délicat) de la séduction, aux côtés de Cécile de France, avant d’intégrer en 2004 la team de Michaël Youn dans le délirant Les Onze Commandements.

En 2008, Patrick Timsit a l’honneur de se glisser dans le costume du François Pignon de Francis Veber, dans L’Emmerdeur, remake du film du même nom sorti en 1973, reprenant le rôle de Jacques Brel. Après quatre années d’absence, il effectue un retour tonitruant, tout d’abord en intégrant le casting quatre étoiles de Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat, puis en formant son fameux duo avec Richard Anconina dans Stars 80.

Sur sa lancée, Patrick Timsit enchaîne les comédies populaires, avec notamment Robin des bois, la véritable histoire, Gangsterdam et Marie-Francine, de Valérie Lemercier. Ce mercredi, et pour le plus grand bonheur des fans, il devient à nouveau Antoine, dans la suite de Stars 80, qui l’avait vu revenir sur le devant de la scène il y a cinq ans. Un come-back réussi, comme celui des interprètes qu’il s’évertue à remettre au goût du jour dans le long-métrage.

Article publié le 6 décembre.