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Joaquin Phoenix renaît de ses cendres

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Récompensé du Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2017, Joaquin Phoenix revient ce mercredi dans A Beautiful Day, thriller violent où il peut exprimer toute l’étendue de son talent.

Discret, taiseux, torturé, rare… Joaquin Phoenix peut s’avérer difficile à cerner. Mais s’il existe un aspect qui met tous les cinéphiles d’accord, c’est bien le talent du bonhomme de 43 ans. Éclectique, sa filmographie permet de dévoiler toutes les facettes d’un comédien capable d’alterner entre le biopic (Walk the Line) et le film d’auteur chez Paul Thomas Anderson, en passant par les productions plus grand public du réalisateur américain d’origine indienne M. Night Shyamalan. Ce mercredi 8 novembre, c’est à un rôle de composition que revient le comédien, dans le long-métrage A Beautiful Day de Lynne Ramsay, auréolé de deux prix au dernier Festival de Cannes, dont meilleur scénario et meilleur acteur.

Un début de carrière précoce

Né en 1974 à Porto Rico, Joaquin Phoenix débute dès ses 8 ans à la télévision, dans la série Seven Brides for Seven Brothers aux côtés de son frère River, puis le show Arabesque en 1984. Ses prémices au cinéma ne se font pas attendre, avec une apparition dans Kids Don’t Tell. Il tourne ensuite avec des réalisateurs de renom, tels que Ron Howard en 1989 dans Portrait craché d’une famille modèle, Gus Van Sant dans Prête à tout avec Nicole Kidman en 1995, Oliver Stone dans U-Turn en 1999 puis Joel Schumacher dans le thriller 8mm en 1999. L’année 2000 sera celle de la révélation internationale, et un certain Ridley Scott n’y sera pas étranger. En effet, il défie Russell Crowe dans le péplum Gladiator, où il interprète l’antipathique empereur Commode, rôle qui participe grandement au lancement de sa carrière, mais aussi à une reconnaissance du milieu, puisqu’il décroche une nomination aux Golden Globes et aux Oscars, catégorie second rôle.

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La même année, Joaquin Phoenix fera une autre rencontre très importante pour la suite de son parcours. Il s’agit du metteur en scène James Gray, qui le fait tourner dans son thriller The Yards, avec Mark Wahlberg, Charlize Theron et James Caan. Leurs chemins se recroiseront pour le meilleur en 2007, avec le thriller La Nuit nous appartient, en 2008 avec le drame Two Lovers et en 2012 avec The Immigrant. En 2002, il interprète le frère de Mel Gibson dans le film d’épouvante Signes, réalisé par M. Night Shyamalan.

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Cinéaste qu’il retrouve deux ans plus tard, avec Le Village, avec Bryce Dallas Howard, Adrien Brody et William Hurt.

Joaquin file droit

Mais l’interprétation la plus marquante de Joaquin Phoenix intervient en 2005, lorsqu’il prend la guitare et se glisse dans la peau du chanteur Johnny Cash, dans Walk the Line.

Éblouissant Man in black, rôle pour lequel il interprète lui-même les chansons, l’acteur obtient une nomination aux Oscars et décroche un Golden Globe. En 2008, il annonce qu’il se retire du monde du cinéma afin de se consacrer à la musique, mais il s’agit en fait d’un coup monté avec Casey Affleck, dans le cadre du faux documentaire I’m Still Here, sorti en 2010. Le comédien tourne ensuite aux côtés de Philip Seymour Hoffman et Amy Adams dans The Master, dirigé par Paul Thomas Anderson, et tombe amoureux de son système d’exploitation, doublé par Scarlett Johansson dans Her, de Spike Jonze.

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Après un retour chez Paul Thomas Anderson (Inherent Vice) et un détour chez Woody Allen (L’Homme irrationnel), Joaquin Phoenix revient, Prix d’interprétation cannois à la main, avec A Beautiful Day, réalisé par Lynne Ramsay, où son génie mettra à coup sûr, encore une fois, tout le monde d’accord !

Article publié le 8 novembre.