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Jeanne d’Arc

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Maintes fois adaptée sur grand écran, la vie de Jeanne d’Arc trouve une énième jeunesse par le biais du long-métrage de Bruno Dumont, Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc. Une version bien différente des œuvres qui se sont succédées depuis plus de cent ans.

Jeanne d’Arc de Georges Méliès (1900)

Une fois n’est pas coutume, c’est un court-métrage qui ouvre ce dossier. Réalisée par Georges Méliès, considéré comme l’inventeur des effets spéciaux, l’œuvre muette est longue de plus de dix minutes, soit une durée anormalement longue pour l’époque (le film est sorti en 1900). Il y est dépeint tout le parcours de Jeanne, de sa rencontre avec les Saints jusqu’à son exécution dans la ville de Rouen. Le court-métrage est considéré comme l’un des ancêtres des superproductions hollywoodiennes.

Procès de Jeanne d’Arc de Robert Bresson (1962)

En 1962, le cinéaste Robert Bresson (Pickpocket, Journal d’un curé de campagne) choisit de pointer sa caméra sur l’un des moments marquants de la vie de Jeanne d’Arc : son procès, présidé par l’évêque Cauchon à Rouen en 1431, après qu’elle fut vendue aux Anglais par des soldats français. Prix du jury au Festival de Cannes en 1962, le long-métrage s’appuie sur de véritables textes du procès, ainsi que des dépositions et témoignages du procès de réhabilitation, qui eut lieu 25 ans plus tard.

 

Jeanne d’Arc de Luc Besson (1999)

De tous les biopics de Jeanne d’Arc, voici certainement le plus célèbre. Et pour cause, il est proposé par le réalisateur français Luc Besson, qui met ici en scène l’actrice américano-ukrainienne Milla Jovovich, sa compagne à l’époque, et devenue star grâce au rôle de Leeloo dans Le Cinquième Élément. Le long-métrage passe en revue la vie et le combat de la jeune femme. L’actrice est entourée par un casting de renom, comprenant Dustin Hoffman, Faye Dunaway, John Malkovich et Tchéky Karyo.

giphy

Jeanne captive de Philippe Ramos (2011)

Comme l’indique le titre du long-métrage réalisé par le Français Philippe Ramos (Capitaine Achab, Fou d’amour), Jeanne captive débute lors de la capture de Jeanne d’Arc au moment du siège de Compiègne. De son enfermement au château de Beaurevoir jusqu’à sa crémation à Rouen, en passant par son long procès tenu par l’évêque Cauchon, le film, porté par Clémence Poésy, Mathieu Amalric, Thierry Frémont et Liam Cunningham, fut sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, en 2011. Il compte, comme directeur artistique, Bruno Dumont, qui, six ans plus tard, livrera sa propre version de la vie de Jeanne d’Arc.

Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont (2017)

Vous pouvez désormais oublier toutes les œuvres visionnées au cinéma concernant la pucelle d’Orléans car, au milieu des très nombreuses adaptations sur la vie de Jeanne d’Arc, celle proposée par Bruno Dumont demeure en tous points la plus originale et délirante. Après le policier P’tit Quinquin et le film d’époque Ma Loute, le cinéaste a choisi de s’attaquer à l’enfance de Jeanne, version comédie musicale. Ici, les textes sont issus de deux œuvres de Charles Péguy datant du début du XXème siècle, et les chorégraphies sont l’œuvre de Philippe Decouflé, rendu célèbre pour avoir signé la mise en scène des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d’Albertville, en 1992.

Article publié le 6 septembre.