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Colin Firth, le parcours d’un roi

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Classe et raffiné, l’acteur Colin Firth fait son retour au sein de l’agence d’espionnage Kingsman dans Le Cercle d’or. Une parenthèse d’action au cœur d’une carrière enchantée.

Parmi les nombreux acteurs de grand talent que la Grande-Bretagne a offert au septième art, il est certainement l’un de ceux qui incarne le mieux l’élégance et le raffinement so British. Un accent à faire fondre l’audience, une classe et un flegme naturel caractéristiques, voici les forces du comédien Colin Firth, qu’il a su user à son avantage au cœur d’une filmographie prolifique et qualitative. “C’est à ses manières qu’on juge un homme“, telle est la devise des Kingsman, agence d’espions britanniques dont il fait partie dans le long-métrage du même nom et sa suite, Le Cercle d’or, en salles ce mercredi. C’est également à ses manières que l’on peut se permettre de juger Colin Firth, et lui reconnaître tout le talent qui est sien.

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L’impatient anglais

Né en 1960 en Angleterre, Colin Firth suit une formation au Drama Center de Londres et fait ses premiers pas d’acteur au théâtre. Il débute sur grand écran en 1984, apparaissant dans Another Country : Histoire d’une trahison. La renommée ne tardera pas, puisque cinq ans plus tard, il est choisi par Miloš Forman pour interpréter le vicomte de Valmont dans le film du même nom, aux côtés d’Annette Bening et Meg Tilly.

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Dans un registre toujours très British, Colin Firth se distingue dans les années 90 dans Le Patient anglais avec Ralph Fiennes et Juliette Binoche puis dans Shakespeare in Love, dans le rôle de Lord Wessex. Mais le Britannique entrera réellement dans le cœur des spectateurs(trices) en 2001, avec son rôle de Mark Darcy, rival de Hugh Grant dans l’adaptation du best-seller Le Journal de Bridget Jones et sa suite en 2004, L’Âge de raison.

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Colin Firth interprète le peintre Johannes Vermeer aux côtés de Scarlett Johansson dans La Jeune Fille à la perle, puis s’illustre dans le film choral aujourd’hui culte Love Actually, où il campe un écrivain solitaire qui tombe fou amoureux d’une employée de maison portugaise.

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Un Oscar pour le roi

Les années 2000 sont extrêmement prolifiques pour Colin Firth, et ses nombreux rôles dans des longs métrages renommés l’installent comme l’un des acteurs les plus populaires du moment : Nanny McPhee en 2005, Mamma Mia! avec Meryl Streep en 2008, Le Drôle de Noël de Scrooge de Robert Zemeckis en 2009… La même année, le comédien croule sous les nominations, dont une pour l’Oscar du meilleur acteur notamment, pour son rôle d’homme en deuil dans A Single Man, de Tom Ford, pour lequel il remporte la Coupe Volpi à la Mostra de Venise.

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L’année suivante sera celle de la consécration : dans Le Discours d’un roi de Tom Hooper, il enfile le costume de George VI d’Angleterre, deuxième fils du roi George V, sujet à de sévères problèmes de bégaiement, et soulève l’Oscar du meilleur acteur, ainsi que le Golden Globe et le BAFTA.

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En 2011, il s’illustre dans La Taupe, au cœur d’un casting XXL composé de Tom Hardy, Mark Strong, Gary Oldman et Benedict Cumberbatch, puis dans la comédie Gambit, arnaque à l’anglaise de Michael Hoffman. Colin Firth tient les premiers rôles dans le long-métrage de Woody Allen Magic in the Moonlight, avant de jouer les agents secrets dans l’explosif Kingsman : Services secrets, de Matthew Vaughn.

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De retour en 2016 dans le rôle de Mark Darcy, avec Bridget Jones Baby, il réendosse de nouveau ce mercredi son costume de Kingsman à la rencontre de ses homologues américains, les Statesman, dans la suite Le Cercle d’or, tout aussi classe et déjantée que son illustre aîné.

Article publié le 11 octobre.